La Syrie a rejeté samedi le rapport de la commission d'enquête de l'Onu sur l'assassinat de Rafic Hariri qui l'incrimine, tout en se disant prête à coopérer avec la communauté internationale sur ce do
"Le rapport est basé sur des idées préconçues", a affirmé le vice-ministre des Affaires étrangères Ahmad
Arnous lors d'une conférence de presse.
"La Syrie affirme qu'elle est la seule à subir les conséquences négatives du rapport" de la commission d'enquête, dirigée par le juge allemand Detlev Mehlis, a-t-il ajouté, en lisant un communiqué officiel.
"Le rapport de Mehlis n'a aucun fondement", a renchéri de son côté un conseiller au ministère des Affaires étrangères Riad Daoudi, estimant que le dossier avait été "politisé par des parties régionales et internationales afin de porter atteinte à la Syrie".
"Le rapport ne présente aucune preuve (...) il est basé sur des hypothèses. Il a été élaboré dans un contexte politique spécial (après l'assassinat de Hariri). C'est ce contexte qui a dicté à la Commission de lancer des accusations contre la Syrie", a-t-il dit.