le développement de loffshoring est capital, selon lApebi
Après le textile, le secteur des TIC s’apprête à signer avec le gouvernement le contrat-progrès Emergence. Le secteur table sur un CA de 80 Mds Dh en 2010. Le développement de l’offshoring est un des axes majeurs de la vision stratégique de l’Apebi
Le Contrat-progrès Emergence (nom donné à la nouvelle politique industrielle du Maroc, sur la base du rapport McKinsey) entre l’APEBI (Association des Professionnels des Technologies de l’Information) et le gouvernement sera signé incessamment, vraisemblablement à la mi-novembre, en marge des Assises de l’Internet, à Skhirate.
C’est ce qu’a déclaré le président de l’Apebi, Bachir Rachdi, lors d’une rencontre avec les membres de l’association, mercredi 26 octobre à Casablanca. Cette rencontre était également une occasion pour le président de l’APEBI de présenter la vision stratégique du secteur des TIC (technologies de l’information et de la communication) au Maroc.
« Ce n’est pas une simple vision, mais une stratégie chiffrée et bien ficelée. Nous avons voulu nous projeter dans l’avenir avec des hypothèses solides», estime M. Rachdi, qui souligne au passage que le dialogue est mené depuis juillet dernier avec le Gouvernement pour arriver, dans le cadre de ce contrat-progrès, à des conclusions réalistes et réalisables.D’après les prévisions de l’Apebi, le chiffre d’affaires du secteur TIC devrait s’élever à 80 milliards Dh en 2012, contre 26 Mds en 2004.
Un des points importants contenu dans ce programme Emergence TIC est le développement de l’offshoring, qui, de l’avis de M. Rachdi, viendra compléter les activités des NTIC au Maroc. « Notre ambition est de faire du Maroc une véritable terre d’accueil de l’Offshoring », avoue M. Rachdi. Les 80 Mds Dh de CA attendus en 2012, devront provenir à hauteur de 50 % des télécoms, 25 % de l’offshoring et autant des activités industrielles TIC. « Jusqu’en 2004, les télécoms représentaient 80 % du CA global du secteur. Un déséquilibre ! », déplore M. Rachdi.
Parmi les composantes du plan d’action de l’Apebi, l’on retient notamment le soutien à l’innovation, le potentiel du marché intérieur, les mesures fiscales (retirées à la dernière minute du projet de loi de finances 2006), l’accès au financement, le déploiement accéléré de l’administration électronique et le développement des ressources humaines et de la formation.
Dans sa vision stratégique, l’Apebi soutient aussi le développement de l’Internet (sur trois volets : contenu, infrastructure et accès et information – formation - communication), la poursuite de la libéralisation du secteur et la création des zones d’accueil dédiées aux activités TIC. Son président a annoncé que deux zones d’accueil TIC seront créées prochainement, une à Rabat et l’autre à Casablanca.
Pour le financement de l’ensemble de ces chantiers, l’Apebi propose un fonds de 750 millions Dh sur cinq ans. De 45 MDH en 2006, ce montant devra évoluer progressivement jusqu’à atteindre 280 MDH en 2010.