Le gouvernement français invité à accélérer les réformes structurelles
Pour 2006, le FMI recommande vivement au gouvernement français de fairedesefforts supplémentaires en matière de dépenses et d’accélérer le rythme des ajustements s’il veut réaliser son objectif de réduction du déficit public à 2,9 % du PIB. En septembre dernier, dans ses prévisions économiques mondiales, le FMI tablait encore sur un déficit public de la France à 3,5 % du PIB en 2005 et à 3,9 % en 2006. D’une manière générale, le FMI apporte son soutien à l’objectif des autorités françaises de ne pas augmenter les dépenses publiques en termes réels et de réduire la croissance des dépenses en matière de santé.
Malgré la surprise de la faiblesse de la croissance au cours du deuxième trimestre, les experts du FMI voient la croissance du PIB atteindre 1,5 % cette année. Elle devrait se situer à 1,8 % en 2006. Le FMI souligne cependant que le niveau du déficit extérieur augmente les questions sur la compétitivité de l’économie française.
Sur le front du marché du travail, le FMI note que, malgré quelques améliorations dans les années 1990, le taux d’emploi est un des plus faibles des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Le rapport souligne les charges sociales élevées ainsi qu’une faible flexibilité de la politique de rémunération pour les bas salaires. Il note que la croissance économique a créé moins d’emplois qu’observé auparavant et que le taux de chômage a continué de progresser alors que les entreprises ont augmenté le nombre d’heures travaillées par employé.
Par ailleurs, le rapport publié par l’organisation internationale insiste sur la nécessité pour Paris de faire preuve de la flexibilité nécessaire pour contribuer au succès du cycle de Doha des négociations de l’OMC sur la libéralisation du commerce mondial.